L'efficacité énergétique s'impose de plus en plus comme l'un des principaux facteurs de valeur sur le marché immobilier résidentiel. Si l’emplacement et la superficie restent des critères d’achat essentiels, les coûts énergétiques courants, la durabilité des systèmes de chauffage ainsi que les investissements éventuels dans la modernisation occupent une place de plus en plus importante dans les préoccupations des acheteurs potentiels. Cette tendance se manifeste clairement dans la périphérie de Berlin ainsi qu’à Berlin même. Les experts de VON POLL IMMOBILIEN ont analysé les prix de vente des biens immobiliers résidentiels1 par source d’énergie2 au premier trimestre 2026 et ont examiné leur évolution par rapport à la même période de l’année précédente. Quatre groupes de sources d’énergie ont été pris en compte : premièrement, l’énergie solaire, l’énergie aérothermique, l’énergie hydraulique et la géothermie ; deuxièmement, le chauffage urbain et l’électricité ; troisièmement, le gaz et le gaz naturel ; et quatrièmement, le fioul.
Les systèmes de chauffage renouvelables enregistrent les plus fortes hausses de valeur
Dans la périphérie de Berlin, les hausses de prix les plus marquées concernent les biens immobiliers résidentiels équipés de systèmes solaires, aérothermiques, hydthermiques ou géothermiques. Potsdam arrive en tête avec une hausse moyenne de 13,3 % au premier trimestre 2026 par rapport à la même période de l’année précédente, pour atteindre une moyenne de 6 466 €/m². Viennent ensuite Havelland, avec une hausse de 10,8 % à 4 261 €/m², Potsdam-Mittelmark, avec 10,3 % à 4 111 €/m², Oder-Spree, avec 9,9 % à 3 706 €/m², Barnim avec une hausse de 8,8 % à 3 889 €/m², Dahme-Spreewald avec une hausse de 8,5 % à 3 789 €/m² ainsi qu’Oberhavel avec une hausse de 2,3 % à 3 764 €/m².
Seuls Teltow-Fläming et Märkisch-Oderland enregistrent dans ce segment des baisses de prix de -5,2 % à 3 435 €/m² et de -3 % à 3 502 €/m² respectivement.
Berlin même affiche un niveau de prix moyen de 6 559 €/m² pour les biens immobiliers équipés de systèmes de chauffage renouvelables. Par rapport au premier trimestre 2025, cela correspond à une hausse de 10,4 %. La capitale reste ainsi nettement en tête de toutes les régions périphériques en termes de prix.

Fig. 1 : Évolution des prix de l'immobilier résidentiel équipé de systèmes solaires, aérothermiques, hydthermiques ou géothermiques à Berlin et dans ses environs au premier trimestre 2026
Évolution dynamique du chauffage urbain et de l’électricité
Le segment des biens immobiliers équipés de chauffage urbain et d’électricité a connu une évolution encore plus dynamique. C’est dans le Märkisch-Oderland que la hausse des prix des biens immobiliers équipés de ces sources d’énergie a été la plus forte, avec 14,7 % pour atteindre 3 927 €/m² – suivi de Potsdam avec 12,2 % (5 920 €/m²), Havelland avec 10,6 % (3 904 €/m²), Oder-Spree avec 10,6 % (3 945 €/m²) ainsi qu’Oberhavel avec 8,1 % (3 787 €/m²).
À Teltow-Fläming également, les prix des biens immobiliers équipés d’un chauffage urbain ou d’un système de chauffage électrique ont connu une évolution positive de 3,5 %, atteignant 3 924 €/m², tout comme à Dahme-Spreewald, où ils ont augmenté de 1,2 % pour s’établir à 4 046 €/m². Des baisses de prix n’ont été enregistrées qu’à Barnim (-4,4 %, soit 3 506 €/m²) et à Potsdam-Mittelmark (-1,2 %, soit 3 815 €/m²).

Fig. 2 : Évolution des prix de l'immobilier résidentiel équipé du chauffage urbain et de l'électricité à Berlin et dans ses environs au premier trimestre 2026
En comparaison avec la périphérie de la métropole, Berlin continue d’afficher le niveau de prix le plus élevé dans ce segment, avec une moyenne de 6 509 €/m². Par rapport à la même période de l’année précédente, les prix de vente au premier trimestre 2026 ont augmenté de 1,8 %. Dans l’ensemble de la périphérie berlinoise, la dynamique est même encore un peu plus marquée : ici, les prix des biens immobiliers résidentiels équipés du chauffage urbain ou de l’électricité augmentent en moyenne de 4,9 %, pour atteindre 4 247 €/m².
Une situation hétérogène pour les biens immobiliers équipés d’un chauffage au gaz
L’évolution est nettement plus contrastée pour les biens immobiliers résidentiels équipés d’un chauffage au gaz. C’est à Dahme-Spreewald que l’on enregistre les hausses de prix les plus fortes au premier trimestre 2026, avec une progression de 6,1 % à 3 574 €/m², suivi de l’arrondissement d’Oder-Spree avec 2,5 % à 3 076 €/m², Barnim avec 2,2 % à 3 346 €/m² ainsi que Havelland avec 1,4 % à 3 903 €/m².
Dans plusieurs régions, en revanche, les prix des biens immobiliers résidentiels équipés d’un chauffage au gaz sont restés pratiquement stables. Le Märkisch-Oderland, avec une hausse de 0,9 % à 3 227 €/m², ainsi que le Teltow-Fläming, avec une hausse de 0,5 % à 3 138 €/m², n’ont enregistré que des variations modérées. En revanche, les biens immobiliers équipés d’un chauffage au gaz sont sous pression à Oberhavel, où ils ont baissé en moyenne de -7,5 % pour s’établir à 3 460 €/m² par rapport à la même période de l’année précédente. À Potsdam également, au premier trimestre 2026, les prix de l’immobilier dans ce segment ont baissé en moyenne de -3,1 % pour s’établir à 5 129 €/m², à Berlin de -1,2 % à 5 290 €/m² et à Potsdam-Mittelmark de -1,1 % à 4 069 €/m².

Fig. 3 : Évolution des prix des biens immobiliers résidentiels équipés d'un chauffage au gaz/gaz naturel à Berlin et dans ses environs au premier trimestre 2026
Les biens immobiliers équipés d’un chauffage au fioul perdent de la valeur presque partout
C’est toujours dans le secteur des logements équipés d’un chauffage au fioul que l’on observe l’évolution la plus faible. Les prix de vente ont particulièrement baissé dans le Märkisch-Oderland. Les prix y ont chuté de -12,7 %, pour s’établir en moyenne à 1 670 €/m². Viennent ensuite l’Oder-Spree, avec une baisse de 10,9 % à 1 650 €/m², Potsdam, avec une baisse de 9,4 % à 4 920 €/m², Oberhavel avec une baisse de 7,1 % à 3 092 €/m² ainsi que Dahme-Spreewald avec une baisse de 5,2 % à 1 940 €/m². À Barnim également, avec une baisse de 3,6 % à 2 507 €/m², à Teltow-Fläming (-2 %) à 2 626 €/m² ainsi qu’à Potsdam-Mittelmark (-1,4 %) à 2 351 €/m², les prix de l’immobilier équipé d’un chauffage au fioul ont baissé au premier trimestre 2026.
Les évolutions positives restent l'exception. Seul Havelland enregistre une hausse notable de 2,1 %, à 2 639 €/m². Berlin affiche également une légère évolution positive, avec une hausse de 1,4 %, à 4 849 €/m².

Fig. 4 : Évolution des prix des biens immobiliers résidentiels équipés d'un chauffage au fioul à Berlin et dans ses environs au premier trimestre 2026
Conclusion : Berlin face à la périphérie
Berlin reste, toutes sources d’énergie confondues, le marché le plus cher de l’analyse. Dans la périphérie berlinoise, on observe parallèlement une différenciation croissante de l’évolution des prix selon les systèmes de chauffage : alors que les biens immobiliers équipés de sources d’énergie modernes enregistrent dans de nombreux endroits des plus-values significatives, ceux dotés d’un chauffage au fioul, en particulier, subissent une pression à la baisse dans plusieurs régions. Ces résultats montrent clairement que l’efficacité énergétique et la technologie de chauffage sont de plus en plus prises en compte dans les décisions d’achat. Néanmoins, l’emplacement, l’état et le niveau de modernisation resteront à l’avenir les facteurs décisifs pour la valeur marchande à long terme d’un bien immobilier.
Fig. 5 : Évolution des prix de l’immobilier résidentiel selon les sources d’énergie à Berlin et dans sa périphérie au premier trimestre 2026 (graphique : von Poll Immobilien GmbH)
Toutes les données et tous les graphiques peuvent être utilisés et publiés à condition de mentionner la source suivante : VON POLL IMMOBILIEN
Les graphiques interactifs peuvent être téléchargés ici avec un lien d'intégration :
- Graphique : https://www.datawrapper.de/_/y8vxF/
- Tableau : https://www.datawrapper.de/_/avnDi/
1 Les données utilisées pour l'analyse des prix d'achat reposent sur les prix moyens des annonces immobilières concernant les appartements en copropriété ainsi que les maisons individuelles et jumelées à Berlin et dans sa périphérie (tous les arrondissements et districts limitrophes) fournies par GeoMap pour le premier trimestre 2026, comparées à celles du premier trimestre 2025, ainsi que des ajustements effectués par VON POLL IMMOBILIEN Research (2026).
2 Dans le cadre de cette analyse, les sources d’énergie ont été regroupées selon les types de chauffage suivants : premièrement, l’énergie solaire, l’air, l’eau et la géothermie ; deuxièmement, le chauffage urbain et l’électricité ; troisièmement, le gaz et le gaz naturel ; quatrièmement, le fioul. Le bois et les granulés ont également été pris en compte dans l’analyse, mais ne sont pas représentatifs en raison du faible nombre d’offres et ne sont donc pas mentionnés.




