Biens immobiliers hérités : les conserver, les louer ou les vendre ?
Chaque année, en Allemagne, des biens immobiliers d'une valeur de plus de 300 milliards d'euros sont légués. Rares sont les héritiers préparés aux décisions complexes que cela implique.
Dans le Schleswig-Holstein, les biens immobiliers constituent l'objet d'héritage le plus fréquent et, en même temps, le plus complexe. Les questions fiscales, les configurations de copropriété,
le droit locatif applicable aux biens hérités et les décisions familiales chargées d'émotion se heurtent à un marché immobilier où de mauvaises décisions peuvent facilement coûter des sommes à six chiffres.

Impôt sur les successions pour les biens immobiliers : Comment le fisc évalue-t-il les biens — et comment économiser légalement
Le fisc évalue les biens immobiliers hérités selon une procédure standardisée — qui se situe souvent au-dessus ou en dessous de la valeur marchande réelle. Pour l'impôt sur les successions, l'administration fiscale utilise la valeur foncière, qui est déterminée conformément à la loi sur l'évaluation (BewG). Celle-ci peut s'écarter considérablement du marché.
Important : s'il est prouvé que la valeur vénale est inférieure à la valeur foncière, une contre-expertise peut ramener l'évaluation à la valeur vénale inférieure — ce qui permet de réaliser des économies d'impôt sur les successions.
Abattements : conjoint 500 000 € / enfants 400 000 € par parent / petits-enfants 200 000 €
Résidences familiales occupées par le propriétaire : si le conjoint ou les enfants continuent d'y habiter (min. 10 ans), exonération de l'impôt sur les successions — quelle que soit la valeur.
- Profiter de la réglementation sur la maison familiale : si l’un des conjoints survit à l’autre et continue d’habiter la maison familiale : exonération totale des droits de succession — même pour des biens valant plusieurs millions.
- Faire réaliser une contre-expertise : lorsque la valeur des biens immobiliers est élevée, il vaut la peine de faire réaliser une expertise indépendante de la valeur vénale — cela coûte entre 1 500 et 3 000 €, mais permet d’économiser bien plus dans certains cas.
Communauté des héritiers et biens immobiliers : pourquoi c'est la source de conflit la plus fréquente — et comment la résoudre
Rien ne détruit aussi efficacement les relations entre frères et sœurs qu'un bien immobilier hérité en commun sans accord clair. Les communautés des héritiers sont des copropriétés en main commune — chaque cohéritier peut bloquer les décisions, personne ne peut agir seul.
Résultat : impasses, pression pour des ventes précipitées, conflits sur les revenus locatifs et les frais d'entretien.
Options de dissolution :
- Partage successoral : accord sur la répartition (qui garde quoi).
- Vente en commun : le produit de la vente est partagé.
- Rachat d'un cohéritier : un héritier reprend le bien et indemnise les autres.
- Vente aux enchères de partage : en dernier recours — généralement peu rentable, car sous
Bien immobilier hérité : le garder ou le vendre ? La matrice de décision complète
La décision la plus émotionnelle et la plus lourde de conséquences financières en cas de succession : que faire du bien immobilier ?
Conserver et l'utiliser soi-même :
- Pertinent si : l'emplacement correspond à sa propre situation de vie, le bien répond aux besoins personnels, pas de charge fiscale liée aux droits de succession.
- Inconvénient : capital immobilisé, responsabilité de l'entretien.
Conserver et louer :
- Plaçant si : rendement attractif, besoin de fonds propres non urgent, pas de problème de liquidités lié aux droits de succession.
- Attention : Reprenez les baux existants — le droit d'augmenter le loyer après un décès est limité.
Vendre : judicieux si :
- la communauté des héritiers souhaite se séparer, des liquidités sont nécessaires pour d'autres investissements, le bien ne correspond pas à son propre portefeuille. Aspects fiscaux
- Tenez compte du timing : le bien immobilier a-t-il été acheté il y a plus de 10 ans ? Dans ce cas, la vente est exonérée d'impôt.
CONSEIL D'EXPERT DE LA SEMAINE
Transmettre correctement son patrimoine immobilier : la planification successorale permet de réaliser d'importantes économies d'impôt.
En planifiant à temps, vous pouvez économiser des sommes considérables en droits de succession — aperçu des instruments :
- Recourir aux donations de son vivant : des abattements (400 000 € par enfant) peuvent être utilisés tous les 10 ans. Un transfert progressif permet d'économiser des droits de succession considérables. Commencez tôt.
- Réserve d'usufruit : les parents transfèrent un bien immobilier à leurs enfants et conservent l'usufruit (revenus locatifs). La valeur de la donation est considérablement réduite par l'usufruit.
- Régime de la résidence familiale : léguer la résidence familiale occupée par le propriétaire à son conjoint ou à ses enfants (si ceux-ci y emménagent pendant au moins 10 ans) : exonération fiscale totale.
- Testament et contrat successoral : en l'absence de testament, c'est la succession légale qui s'applique — souvent pas dans l'intérêt du testateur. Un testament ou un contrat successoral permet une optimisation fiscale ciblée.
- Conseil par des experts : droit successoral, droit fiscal et droit immobilier réunis — cela nécessite une équipe composée d'un notaire, d'un conseiller fiscal et d'un expert immobilier. Nous assurons la coordination.
Biens immobiliers hérités - Conseil en cas de succession
Un bien immobilier hérité est un cadeau — mais seulement si l'on sait bien s'en servir. Prendre la bonne décision nécessite une connaissance du marché, une expertise fiscale et, parfois, une certaine distance émotionnelle.
Nous vous conseillons volontiers sur ce sujet
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